Maghreb Arab Press

Le gouvernement s'engage à porter à 97% le taux de scolarisation dans le collégial et à réduire le taux d’analphabétisme à 20% à l’horizon 2021
Rabat  -  
Le gouvernement s’engage dans son programme, présenté par le Chef du gouvernement, Saad-Eddine El Othmani, mercredi devant les deux chambres du parlement, à porter à 97% le taux de scolarisation dans l'enseignement collégial et à réduire le taux d’analphabétisme à 20% à l’horizon 2021.

Le taux de scolarisation dans l'enseignement collégial s’élève actuellement à 88,2%, alors que celui de l’analphabétisme avoisine les 30%.

Dans ce cadre, le gouvernement s’engage à mettre en œuvre la réforme du système de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique, précisant qu’il sera procédé, à cet égard, à l’adoption de la loi-cadre de cette réforme et l’activation de la commission ministérielle permanente de l’éducation et de la formation.

Le but étant de garantir une mise en œuvre effective, pratique et cohérente de la vision stratégique de la réforme du système de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique 2015-2030, selon le programme gouvernemental.

Concernant la lutte contre l’analphabétisme, le gouvernement s’engage à adopter une batterie de mesures portant notamment sur le soutien de l’Agence nationale de lutte contre l’analphabétisme, la révision des programmes de lutte contre l’analphabétisme selon les normes internationales et le développement des moyens numériques y afférents.

Dans le domaine de l’enseignement supérieur, le gouvernement compte mettre en place un système efficace à travers l’amélioration du taux d’accès à l’enseignement supérieur pour atteindre 45% en 2020-2021 contre 33% actuellement, la révision de la couverture régionale des universités et la poursuite du soutien social des étudiants afin de garantir l’égalité des chances pour tous.

Le gouvernement s’engage, dans ce cadre, à procéder à une réforme du système des bourses et d’accès aux cités universitaires, outre le renforcement des services et activités culturelles et sportives dans les universités et établissements de l’enseignement supérieur.

L’adaptation de l’enseignement supérieur aux besoins du développement, l’actualisation des législations relatives à l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, le respect de l’indépendance de l’université et la consécration de l’approche contractuelle, la réforme pédagogique et la dynamisation de l’Agence nationale d’Evaluation et d’Assurance Qualité de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, figurent également parmi les engagements contenus dans le programme gouvernemental.

Pour ce qui est de la recherche scientifique, le gouvernement compte œuvrer notamment pour améliorer le rendement de ce secteur et lier ses objectifs à ceux du développement global, renforcer la coordination entre les différents intervenants, diversifier les sources de financement et créer un réseau national des unités de soutien technique à la recherche scientifique et les laboratoires d’analyses scientifiques similaires.

Par ailleurs, le gouvernement confirme sa volonté de mettre en place un système de formation professionnelle visant à créer des opportunités de travail à travers notamment une offre de formation élargie et intégrée, en activant le plan stratégique 2021, la complémentarité entre la formation professionnelle et l’enseignement scolaire et supérieur, le renforcement de la capacité d’accueil des établissements de la formation professionnelle, pour doter le marché de travail de plus de 2,7 millions lauréats, la création de 123 nouveaux établissements de formation et le début d’octroi des bourses au profit des stagiaires dans les mêmes conditions que celles accordées dans le milieu universitaire.

Le gouvernement s’engage également à former plus de 143.000 de personnes à besoins spécifiques et de stagiaires du milieu carcéral, ainsi que d’anciens détenus, en partenariat avec la Fondation Mohammed V pour la solidarité et la Fondation Mohammed VI pour la réinsertion des détenus, outre la création de plus d'un (1) million de sièges pour ceux qui ont abandonné l’école.

Il est question également de placer l’entreprise au cœur de l’appareil de formation pour atteindre 50% des stagiaires dans l’espace entrepreneurial (environ 2 millions d’ouvriers) et d’adopter la loi organisant la formation continue, selon le programme gouvernemental.

Dernière modification : 21 Avril 2017